Le gouvernement va déposer un amendement au collectif budgétaire mercredi pour la mise en place de “l’éco-pastille” en 2008, un engagement du Grenelle de l’environnement.

Les malus automobiles en fonction des émissions de CO2 iront de 200 euros à 2.600 euros au moment du paiement de la carte grise d’un véhicule, alors que des bonus de 200 à 1.000 euros seront versés aux acheteurs de véhicules propres dès 2008, selon La Tribune daté de mercredi. (AFP)

Ok pour un malus proportionnel à la pollution générée par les automobiles. En revanche, favoriser l’achat de voitures propres par un bonus, cela revient in fine a favoriser l’achat de voiture…Et une voiture soit-elle électrique est tout sauf «propre» à commencer par l’impact écologique de sa construction.

Ne serait-il pas plus judicieux d’offrir ce bonus aux acheteurs de vélo ?

Et ne devrait-on pas généraliser ce concept en mettant en place un «bonus citoyen» pour les personnes qui se déplacent «proprement» (i.e. transports en commun, vélo, pieds, skateboard, etc.) ?

Tant que la logique étatique sera motivée par des considérations économiques (en l’occurrence faire marcher l’industrie automobile) basées sur un modèle social arriéré (le «tout pour la voiture») on restera dans la même situation.

La seule solution envisageable à moyen terme est de revoir complètement nos modes de déplacement : en favorisant le transport en commun d’une part, en rationalisant les distances entre lieu de travail et habitation d’autre part.

La réduction des distances travail/lieu de vie pourrait s’appuyer sur l’utilisation des nouvelles technologies de communication : le télétravail notamment peut être un fantastique moteur pour redynamiser les zones rurales en ramenant dans les campagnes les «jeunes partis à la ville» qui souhaitent retrouver une vraie qualité de vie.

Mais cette réduction de distance devra aussi s’accompagner d’une réelle politique de mixité sociale favorisant l’intégration dans les centres urbains de personnes aux revenus plus modestes. Ce qui passe tout naturellement par un rôle plus responsable de l’Etat dans le prix de l’immobilier.

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6 Commentaires | Participer !

  1. Nanouche - 5 décembre 2007 | Permalien

    Effectivement, ce bonus favorise l’achat d’une voiture neuve. Néanmoins, il apporte quand même quelques avantages:
    - diminution sur la consommation de carburants (meilleurs moteurs)
    - diminition des émissions polluantes
    - recyclage des anciens véhicules (plastiques, métaux…servant à la construction des nouveaux, +75% peut être recyclé, donc économie de nos ressources naturelles. )
    - meilleure sécurité lors de crashs (nouveau matériaux, technique de conception)
    - augmentation des emplois dans les secteurs de l’automobile et du recyclage).
    Je suis quand même d’accord pour favoriser les transport en commun pour les citadins mais cela reste difficile en campagne (déplacement travail - maison). Et beaucoup de métiers ne permettent pas le home office.
    Quant au déplacement en vélo, j’en ai mal aux jambes rien qu’en pensant aux 3h/j à pédaler pour effectuer les 40km…et obtenir le “bonus citoyen” de Jrom!
    Jrom, tu es sans pitié! :)

  2. boulet - 5 décembre 2007 | Permalien

    Après la pub TF1,l’adjectif ‘citoyen’ debarque sur ‘Ombres et lumieres’!
    …Prochainement’Bataille et Fontaine’!

  3. jrom - 5 décembre 2007 | Permalien

    CITOYEN, ENNE, subst.

    Étymol. et Hist. A. Subst. 1. 1154-73 citeain « habitant d’une ville » (B. de Ste Maure, Troie, éd. L. Constans, 18885); citeiain (ibid. 5379); 2e moitié xiiie s. citoien (ibid. 18885 [var. du ms]); 2. terme d’antiq. a) ca 1160 « homme qui jouit du droit de cité dans une ville » (Enéas, 11 ds T.-L.); 1638 citoyen romain (Patru, Traduction du discours pour Archias ds Littré); b) 1641 bon citoyen « homme soumis aux lois » (Corneille, Horace, acte I, 3, vers 266); 3. 1751 « membre d’un État considéré du point de vue de ses droits politiques » (Argenson, Journ., VII, p. 41 ds Brunot t. 6, p. 144, note 2); cf. 1755 (Morelly, Cod. Nat., p. 15, ibid. : l’utilité des services de chaque citoyen); 4. 1792, 24 mai « titre substitué à « Monsieur », « Madame » sous la Révolution » (Pétion, Lettre aux habitants de Paris ds Brunot t. 9, p. 683); 5. 1694 fam. « personne, individu » (Boil., Sat., X, 14); 1835 ces citoyens-là (Vigny, Servitude et grandeur militaires, p. 50). B. Adj. 1174-78 dreit citeien « droit civil » (E. de Fougères, Manières, 516 ds T.-L.); ca 1175 la genz citaaine (B. de Ste Maure, Ducs Normandie, éd. C. Fahlin, 21996). Dér. de cité*; suff. -ain* confondu ultérieurement avec la forme collatérale -ien*.

    Tu m’expliques le rapport avec TF1 ?

  4. boulet - 6 décembre 2007 | Permalien

    Qui a contesté l’existence de cet adjectif ?? Ce que j’exècre dans ce terme c’est son emploi symptomatiquement récurent, flou et fourre tout, dans les médias, la politique et même la publicité, aujourd’hui. Un flou où on y met ce que l’on veut ou chacun puise ce qu’il croit y entendre. Citoyen ” est devenu synonyme de ‘militant’,'engagé’,'antiraciste’,'non violent’,'écologique’ etc…
    Le genre de mot dévolu à la langue de bois, qui favorise l’uniformisation du langage et donc, de la pensée.
    Le rapport avec TF1 doit apparaitre plus clair…

    Je vous conseille ce post qui reflete parfaitement mon point de vue sur cet horrible mot.

  5. Chris - 6 décembre 2007 | Permalien

    Je crois deviner le fond de pensee de Jrom.
    Il existe deux poids deux mesures selon qu’on soit riche et puissant ou que l’on soit un citoyen ordinaire.
    Un exemple récent est la condamnation pour les proprietaires de voiture polluante alors que des hommes politiques et des chefs d’entreprise bénéficient de l’impunité pour de graves affaires de corruption, détournement de fonds, malversations, ou encore pour des crimes contre l’environnement.
    La règle générale est que pour les dirigeants et les organisations du pouvoir économique, on laisse la liberté totale de s’enrichir en exploitant et en détruisant des vies par la misère ou la pollution. On leur accorde aussi la liberté de détruire la nature, les forêts, les paysages, la bio-diversité, condamnant du même coup notre avenir et celui des générations futures, perpétrant ainsi un crime contre l’humanité et contre le monde vivant dans son ensemble.
    Pour les autres, pour le petit contribuable soupçonné d’avoir fraudé le fisc d’une somme dérisoire, pour le contrevenant au code de la route ou à l’une des nombreuses réglementations s’appliquant au citoyen ordinaire, on prévoit des peines rigoureuses et des agents administratifs efficaces et en grand nombre.
    Ainsi le citoyen ordinaire doit avoir un pot catalytique sur sa voiture, il doit passer un contrôle technique pour avoir un véhicule sûr et non-polluant. Il doit trier ses déchets. Dans le même temps, les normes de pollution industrielle sont laxistes. Les armateurs font circuler des poubelles flottantes sur les oceans et l’Europe importe a des prix defiant toute concurrence du bois exploite illegallement pour la construction de ses batiments publics et prives.
    Le citoyen doit respecter des normes scrupuleuses pour obtenir le permis de construire de sa maison, alors que l’industriel peut enlaidir l’environnement avec ses usines ou ses hypermarchés construits au moindre coût et donc sans aucun soucis d’esthétique ou d’intégration dans l’environnement.
    Pour résumer, il existe 2 ordres, 2 systèmes de valeurs. L’un, officiel, est destiné au bon peuple. L’autre, officieux, est destiné aux membres des classes dirigeantes.
    Pour les uns, on prône le respect de la nature, le respect des autres, la tolérance, la gentillesse et la générosité.
    Pour les autres, il est bien compris que la gentillesse est synonyme de bêtise, et la générosité est une preuve de naïveté. Quant au respect de la nature et des individus, ils ne doivent être pris en compte que dans les rares cas ou cela n’entre pas en contradiction avec la maximisation du profit.
    Ne nous laisons pas bleurrer par ces opérations de communication visant à camouffler le capitalisme sous une couche de peinture verte.

  6. boulet - 6 décembre 2007 | Permalien

    Une bonne nouvelle sur le sujet,
    Bordeaux vient d’etre primée l’une des 3 villes au monde à avoir fait le plus de travail en matiere de politique de transports.
    Un chiffre résume tous ces effort:
    une baisse de trafic automobile de 30% !

    Bravo!

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