Lions et agneaux

Un film etats-unien de Robert Redford
Avec : Meryl Streep, Robert Redford, Tom Cruise, Andrew Garfield
Genre : Drame
Durée : 1H30
Avis : Mouais

Lions et Agneaux


Si les documentalistes, Moore en tête, n’ont pas attendu les sondages de Gallup pour tirer à boulets rouges sur le personnel de la Maison Blanche, on ne peut pas vraiment dire que les critiques sur l’administration Bush aient fusé du coté des studios californiens.

La cote de popularité de Dobelyou frolant le zéro absolu, le fringant Robert Redford est donc le premier à participer à la curée. Et dans cet exercice il se montre nettement plus habile que Michael Moore.

A la lecture simpliste et désobjectivisé du trublion palmé, Redford propose donc une approche ambiguë sur les responsabilités à la fois politique, médiatique et idéologique qui ont amené les Etats-Unis à confondre «lutte contre le terrorisme» et invasion planétaire.

Nième film chorale, Lions et Agneaux construit sa réflexion autour d’un quorum caricatural : une vieille journaliste gauchiste, un sénateur égocentrique, un professeur idéaliste, un étudiant branleur et deux jeunes immigrés engagés sur le front afghan…
Au final, il ne reste de cet enchevêtrement de destins que la sensation d’une critique noyée dans l’insupportable mise en image du pathos sacrificiel de deux gentils marines.

En résumé un film non dénué d’intérêt mais a la sortie bien trop tardive dans le contexte géopolitique actuel. Dommage !

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Un Commentaire | Participer !

  1. boulet - 28 novembre 2007 | Permalien

    Avec ce film on est bien loin des habituelles productions hollywoodiennes. On est également loin des travers vindicatifs de Moore.
    Un film sans paquet cadeau vendeur, dépouillé, tranchant, cristallin. Ici l’auteur-acteur ne dicte pas son point de vue, ne tombe pas dans le travers de l’accusation soutenue par une pseudo démonstration. Il laisse, dans un rythme bien pensé d’unité de temps,une large place à la pensée personnelle. Pas de happy end, d’ailleurs pas de fin du tout, le film étant conçu comme une porte qu’on ouvrirait sur sa propre réflexion.

    Une belle leçon de cinéma venu de la ou l’on n’attendait plus rien, offrant une réelle lueur d’espoir.

    Bravo

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