4 mois, 3 semaines, 2 jours

Un film roumain de Cristian Mungiu
Avec : Anamaria Marinca, Laura Vasiliu, Vlad Ivanov
Genre : Drame
Durée : 1H53
Avis : Oui

4 mois, 3 semaines, 2 jours


1987, Roumanie, quelques années avant la chute du communisme. Ottila et Gabita partagent une chambre dans la cité universitaire d’une petite ville. Gabita est enceinte et l’avortement est un crime. Les deux jeunes femmes font donc appel à un certain M. Bébé pour résoudre le problème. Mais elles n’étaient pas préparées à une telle épreuve

Techniquement on frise la perfection. Mungiu c’est l’anti-bachoteur, la virtuosité à l’état pur, l’art & essai en cinémascope, les frêres Dardenne sans la parkinson.

Le film se déroule pour l’essentiel dans une chambre d’hotel ou Gabita va se faire avorter. Prisonnière de ce huis-clos, la caméra ne se libère que pour suivre son amie Ottila organiser l’opération : troquer un silence contre un paquet de cigarette, négocier une chambre d’hotel, contacter M. Bébé, etc…A l’extérieur, chaque seconde compte et le mouvement est de rigueur. De retour dans la chambre, la caméra se pose comme pour accentuer le malaise qu’engendre les scènes les plus dures.

Chez Mungiu, l’oppression nait de l’immobilité et la liberté du mouvement. Mais le mouvement est toujours associé à la peur : une fois la sonde posée, Gabita ne doit pas bouger sous peine de graves complications et, à l’extérieur, Ottila est exposée aux contrôles de police qui pourraient l’envoyer en prison.

D’un sujet difficile, 4 mois, 3 semaines, 2 jours propose une réflexion allégorique sur le prix à payer pour gagner sa liberté.

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Un Commentaire | Participer !

  1. dasola - 26 avril 2008 | Permalien

    Film qui a mérité sa Palme d’or. Le film est porté par son interprète principale. La détermination de son personnage pour arriver à ses fins m’a impressionnée. La vie sous Ceauscecu fait froid dans le dos. On ressent l’oppression. Grand film dont j’ai déjà dit tout le bien le 5 septembre sur mon blog. C’est quand autre chose que Juno

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