« Celui qui est prêt à sacrifier un peu de liberté pour se sentir en sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre. »
Thomas Jefferson
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6 Commentaires | Participer !
Trois faits restent essentiels : « 1) L’homme vit dans un état de solidarité naturelle et nécessaire avec tous les hommes. C’est la condition de la vie ; 2) La société humaine ne se développe que par la liberté de l’individu. C’est la condition du progrès ; 3) L’homme conçoit et veut la justice. C’est la condition de l’ordre ».
Sans ces trois conditions il n’y a ni société, ni existence et encore moins liberté. « Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté doit commencer par leur garantir l’existence et la sécurité ». Et puis, ne perdons pas de vue qu’entre l’autorité pratiquement indispensable à tout gouvernement et la liberté légitimement revendiquée par les individus, l’exacte mesure est bien difficile à tracer et à garder. » Ce problème est certainement le plus ancien et le plus difficile de la politique.
Cependant j’admets, moi aussi, que donner la liberté au monde par la force est un étrange paradoxe. En la donnant,…ne la retirons nous pas ?
Mais rassurons nous, « si dans l’intérieur d’un État vous n’entendez le bruit d’aucun conflit, vous pouvez être sûr que la liberté n’y est pas » (Montesquieu).
Liberté
Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom
Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom
Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom
Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom
Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom
Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom
Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom
Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom
Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom
Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom
Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom
Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunis
J’écris ton nom
Sur le fruit coupé en deux
Dur miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom
Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom
Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom
Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom
Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom
Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom
Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom
Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom
Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté.
Paul Eluard
in Poésies et vérités 1942
Ed. de Minuit, 1942
‘La société humaine ne se développe que par la liberté de l’individu. C’est la condition du progrès’
… Tout depend ce que l’on entend par ‘progres’ et ‘developpement’…
Si l’on parle de developpement et de progres dans son orientation humaniste, effectivement la liberte individuelle en est une des conditions necessaires.
Mais qu’en advient il si l’on parle de progres technique et de developpement industriel, economique, ou meme urbanistique?
Ne nous voilons pas la face et ouvrons les livres d’Histoire pour realiser que point de liberte amene bien souvent developpement et progres. Nul besoin d’exemple tellement ils collent a la petite histoire de l’humanite!
La liberte n’est nullement necessaire au progres et au developpement, la reciproque puant plus encore le mensonge…
« si dans l’intérieur d’un État vous n’entendez le bruit d’aucun conflit, vous pouvez être sûr que la liberté n’y est pas”
(Montesquieu).
Rentrant au pays apres un long voyage,j’ai beau tendre l’oreille, je n’entend que le bruissement permanent et rassurant de l’autosatisfaction generale.
Reveillons nous avant qu’il ne devienne fou!
Hello!
Nice site ;)
Bye
Hi !
Thanks :)