Réflexion post-électorale


« Celui qui est prêt à sacrifier un peu de liberté pour se sentir en sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre. »

Thomas Jefferson
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6 Commentaires | Participer !

  1. ponceau - 9 mai 2007 | Permalien

    Trois faits restent essentiels : « 1) L’homme vit dans un état de solidarité naturelle et nécessaire avec tous les hommes. C’est la condition de la vie ; 2) La société humaine ne se développe que par la liberté de l’individu. C’est la condition du progrès ; 3) L’homme conçoit et veut la justice. C’est la condition de l’ordre ».
    Sans ces trois conditions il n’y a ni société, ni existence et encore moins liberté. « Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté doit commencer par leur garantir l’existence et la sécurité ». Et puis, ne perdons pas de vue qu’entre l’autorité pratiquement indispensable à tout gouvernement et la liberté légitimement revendiquée par les individus, l’exacte mesure est bien difficile à tracer et à garder. » Ce problème est certainement le plus ancien et le plus difficile de la politique.
    Cependant j’admets, moi aussi, que donner la liberté au monde par la force est un étrange paradoxe. En la donnant,…ne la retirons nous pas ?
    Mais rassurons nous, « si dans l’intérieur d’un État vous n’entendez le bruit d’aucun conflit, vous pouvez être sûr que la liberté n’y est pas » (Montesquieu).

  2. titus - 10 mai 2007 | Permalien

    Liberté

    Sur mes cahiers d’écolier
    Sur mon pupitre et les arbres
    Sur le sable sur la neige
    J’écris ton nom

    Sur toutes les pages lues
    Sur toutes les pages blanches
    Pierre sang papier ou cendre
    J’écris ton nom

    Sur les images dorées
    Sur les armes des guerriers
    Sur la couronne des rois
    J’écris ton nom

    Sur la jungle et le désert
    Sur les nids sur les genêts
    Sur l’écho de mon enfance
    J’écris ton nom

    Sur les merveilles des nuits
    Sur le pain blanc des journées
    Sur les saisons fiancées
    J’écris ton nom

    Sur tous mes chiffons d’azur
    Sur l’étang soleil moisi
    Sur le lac lune vivante
    J’écris ton nom

    Sur les champs sur l’horizon
    Sur les ailes des oiseaux
    Et sur le moulin des ombres
    J’écris ton nom

    Sur chaque bouffée d’aurore
    Sur la mer sur les bateaux
    Sur la montagne démente
    J’écris ton nom

    Sur la mousse des nuages
    Sur les sueurs de l’orage
    Sur la pluie épaisse et fade
    J’écris ton nom

    Sur les formes scintillantes
    Sur les cloches des couleurs
    Sur la vérité physique
    J’écris ton nom

    Sur les sentiers éveillés
    Sur les routes déployées
    Sur les places qui débordent
    J’écris ton nom

    Sur la lampe qui s’allume
    Sur la lampe qui s’éteint
    Sur mes maisons réunis
    J’écris ton nom

    Sur le fruit coupé en deux
    Dur miroir et de ma chambre
    Sur mon lit coquille vide
    J’écris ton nom

    Sur mon chien gourmand et tendre
    Sur ses oreilles dressées
    Sur sa patte maladroite
    J’écris ton nom

    Sur le tremplin de ma porte
    Sur les objets familiers
    Sur le flot du feu béni
    J’écris ton nom

    Sur toute chair accordée
    Sur le front de mes amis
    Sur chaque main qui se tend
    J’écris ton nom

    Sur la vitre des surprises
    Sur les lèvres attentives
    Bien au-dessus du silence
    J’écris ton nom

    Sur mes refuges détruits
    Sur mes phares écroulés
    Sur les murs de mon ennui
    J’écris ton nom

    Sur l’absence sans désir
    Sur la solitude nue
    Sur les marches de la mort
    J’écris ton nom

    Sur la santé revenue
    Sur le risque disparu
    Sur l’espoir sans souvenir
    J’écris ton nom

    Et par le pouvoir d’un mot
    Je recommence ma vie
    Je suis né pour te connaître
    Pour te nommer

    Liberté.
    Paul Eluard
    in Poésies et vérités 1942
    Ed. de Minuit, 1942

  3. Boulet - 2 août 2007 | Permalien

    ‘La société humaine ne se développe que par la liberté de l’individu. C’est la condition du progrès’

    … Tout depend ce que l’on entend par ‘progres’ et ‘developpement’…

    Si l’on parle de developpement et de progres dans son orientation humaniste, effectivement la liberte individuelle en est une des conditions necessaires.
    Mais qu’en advient il si l’on parle de progres technique et de developpement industriel, economique, ou meme urbanistique?

    Ne nous voilons pas la face et ouvrons les livres d’Histoire pour realiser que point de liberte amene bien souvent developpement et progres. Nul besoin d’exemple tellement ils collent a la petite histoire de l’humanite!

    La liberte n’est nullement necessaire au progres et au developpement, la reciproque puant plus encore le mensonge…

  4. Boulet - 2 août 2007 | Permalien

    « si dans l’intérieur d’un État vous n’entendez le bruit d’aucun conflit, vous pouvez être sûr que la liberté n’y est pas”

    (Montesquieu).

    Rentrant au pays apres un long voyage,j’ai beau tendre l’oreille, je n’entend que le bruissement permanent et rassurant de l’autosatisfaction generale.

    Reveillons nous avant qu’il ne devienne fou!

  5. Zigreemiseemn - 7 février 2008 | Permalien

    Hello!
    Nice site ;)
    Bye

  6. jrom - 8 février 2008 | Permalien

    Hi !
    Thanks :)

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