
On peut leur apprendre la sténo mais on ne peut pas leur apprendre à se faire pousser les nichons
Charlie Wilson – De l’art de bien choisir sa secrétaire
Charlie Wilson aime les gros seins, le whisky écossais et les santiags Tony Lama.
Accessoirement c’est aussi une bête politique à l’origine de l’aide etats-unienne aux Moudjahidins durant le conflit afghano-soviétique.
C’est sous l’angle de ce trublion – et donc de la comédie – que Mike Nichols aborde un des symboles les plus tragiques de la guerre froide.
Force est de constater qu’il réussit plutôt bien son affaire : La guerre selon Charlie Wilson est un divertissement tout à fait respectable servi par un trio d’acteurs brillants qui nous régalent de dialogues aux petits oignons saupoudrés d’une (légère) critique de l’interventionnisme militaire etats-unien.
Sur le même sujet Rambo III avait moins la classe.



















2 Commentaires | Participer !
J’hésite à aller voir ce film. Je crains une parodie de la politique américaine et si elle ne l’est pas alors je m’inquiéterai fortement sur la gestion des décisions politiques. Je crains également de nombreuses erreurs historiques et ne connaissant pas très bien le sujet ou du moins l’intervention de cet homme, je ne voudrais pas être mal renseignée.
Peut-on se fier au contexte historique rendu dans ce film? Si oui, j’irai le voir.
Non non ! Ce n’est pas du tout parodique. Peu romancé d’après ce que j’ai pu en lire. L’interprétation de Philip Seymour Hoffman en agent de la CIA bedonnant vaut à elle seule le déplacement.