Adaptation de la bande dessinée éponyme de Frank Miller, 300 retrace de manière outrageusement romancée la bataille des Thermopyles qui, pour la petite histoire, opposa en 480 av. J-C. une poignée de soldats grecques menée par Leonidas 1er à l’empire achéménide.
D’une vacuité abyssale, le scénario tient en une page : vague après vague les troupes de Xercès la dragqueen viennent s’empaler sur les lances affutées de spartiates bodybuildés. Avec pour seules armes un slip en cuir et une hypertrophie abdominale, ces as de l’amputation ne seront vaincus que par la trahison de l’un des leurs.
Ode à la boucherie et aux champs lexicaux douteux, ce film n’a absolument aucun intérêt sinon celui de remplacer efficacement une boite de lexomil
En bref, incroyablement chiant et insipide, 300 dure exactement 1H55 de trop.













8 Commentaires | Participer !
super bien écrit comme l’autre…
mais à propos de « champs lexcicaux douteux »…
est-ce le même champ lexical que « dragqueen », « s »empaler », « bodybuildés », « slip en cuir »,…?
ou est ce ton champ lexical du moment?
à plus
Une fois de plus je ne peux me dérober à la justesse de ton analyse :)
Bonne analyse que je partage à 100%.
A mon avis, ce film traite surtout de l’un des plus grand mysteres de l’histoire de l’humanite:
Quelle est cette force tenebreuse qui pousse des etres cultives et sains d’esprit a s’infliger le spectacle lenifiant d’une pompe a fric sur-mediatisee?
Est-ce un desir secret de se salir, comme ces chefs d’entreprise qui payent des femmes de l’Est pour se faire faire caca dans la bouche? De la prostitution consentie?
Sommes nous tous des Catherine Millet?
Ah professeur Unovitch ! Du fond de cette salle obscure j’ai pensé à remonter l’association mort-née de « ceux qui vont voir des navets et ressortent avec le sourire »
Heureuse l’époque ou nous étions jeunes et insouciants !
Notons toutefois que l’excellence n’existe que par la médiocrité ! Remercions donc tous ces navets qui par leur pauvreté nous permettent d’adorer l’excellence d’autres scénarii par ailleurs … Je tiens en outre à préciser que le film n’est pas si fade lorsqu’on se fait accompagner d’une jeune fille qui, toute excitée par tant de chair anabolisée, vous prend soudain pour un ballon de baudruche :) J’adooore le cinéma quand il est fait comme ça !
Moi je remercie ce genre de film qui vide l’esprit au point de pousser certain à commettre des actes insensés … du genre aller manger a l’entrecôte :)
Aahhhh, je reconnais bien là, le Jrom. toujours a intellectualiser le débat, là, ou cela ne le mérite qu’à moitié ;-)
Alors je vais me faire l’avocat du diable (comme souvent) pour m’insurger par cette dialecte honteusement outrageuse pour un film qui ne l’oublions pas n’est que l’adaptation d’une bande-dessinée. Quelqu’un l’a t-il lu, d’ailleurs?
La photographie et le travail numérique est fantastique sur ce film, il ouvre la voie à une nouvelle ère cinématographique et le choix d’une adaptation BD était un choix judicieux… Dans la lignée de Sin City (tiens encore une adaptation de BD).
A quand les critiques de bandes-dessinées telles « de capes et de crocs » dans laquelle il est inadmissible qu’un loup et un renard puisse parler et en alexandrin en plus…et ce à des humains… quel manque de réalisme ;-)
Bref, voila, il fallait un « contre pouvoir » à cet autocratie collective menée par un maitre de la rétorique et élu local par ailleurs ;-)
Vous l’avez sans doute compris, cette petite bafouille bien amicale pour indiquer que j’ai beaucoup aimé et que je l’ai revu avec beaucoup de plaisir.
Bon, pas la peine de parler du fait que le film soit américain, ça n’est même pas le sujet, je m’en vais regarder de suite « mon curé chez les nudistes » ;-)